ルソーにおける利己的情念と「人間の本源的善性」論 Les Passions intéressées et "la bonté originelle de l'homme" chez J.-J. Rousseau

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抄録

Cet article se propose de réduire le décalage entre les recherches spécialisées et l'image commune concernant la pensée pédagogique de J. -J. Rousseau. On dit souvent que Rousseau, confiant en "la bonnté originelle" de l'enfant, se fait l'apôtre d'une "éducation négative", qui exclut les pressions et les directive par les adultes. D'autre part, des spécialistes insistent sur le fait que la volonté de l'élève est sous l'emprise du gouverneur omnipuissant dans l'<I>Emile</I>. Nous pensons que cette lecture commune surestime l'argument de "la bonté originelle". Pour démontrer cet argument, Rousseau distingue "l'amour de soi" absolument bon et naturel d'avec "l'amour-propre", forme modifiée ou dépravée du premier. On interprète souvent "l'amour de soi" comme le principe de toute léducation d'Emile. Il faut remarquer cependant que "l'amour-propre" peut être investi de valeurs positives chez Rousseau. En ôtant toutes les relations artificielles acquise dans la société pour introduire "l'amour-de soi" comme une forme spéciale de "l'amour-propre", Rousseau critique les jus-naturealistes modernes qui approuvent les passions interéssées et les théologiens qui nient l'amour-propre par l'invocation du péché originel; les uns et les autres coucluent, par une route opposée, que la société telle qu'elle est est nécessaire, soit pour satisfaire les désirs humains, soit pour maintenir l'ordre social. Cette critique qui se fonde sur "la bonté originelle", n'est qu'un <I>préparatif</I> pour "la vraie éducation" qui envisage de faire former uc nouveau par l'élève des relations convenables avec les autres êtres selon le développement de ses facultés.

収録刊行物

  • 教育哲学研究

    教育哲学研究 (73), 51-64, 1996

    The Japanese Society for the Philosophy of Education

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